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COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 21 octobre 2009
Un vin bio ne peut pas être chauffé à 65°C !
Pour les Vignerons Indépendants de France (VIF), le document de travail « vin bio » dévoilé le 20 octobre 2009 (première mouture du règlement prévu pour le 19 novembre 2009) par la Commission au Comité en charge de l’agriculture biologique constitue un compromis politique à rebours de ce que veulent les vignerons et les consommateurs : Un vin clairement démarqué du vin dit conventionnel.
Ce projet est contraire aussi à la réglementation transversale (règlement dit AB (EC reg.834/07)) selon laquelle : “The production of processed organic food shall be based on the following specific principles: (c) The exclusion of substances and processing methods that might be misleading regarding the true nature of the product1 “. Certaines substances et certaines pratiques (électrodialyse, traitement aux échangeurs de cations) seraient prohibées mais comme le craignaient les Vignerons Indépendants de france, le projet autorise des pratiques œnologiques qui dénaturent ou détruisent les matières vivantes naturellement présentes dans le vin. Ces pratiques majoritairement utilisées par l’industrie seraient ainsi interdites …mais seulement à partir de 2016 !!
Pour les Vignerons Indépendants de France, cette position traduit une incohérence de fond et revient in fine à les autoriser toutes : soit le fait de chauffer un vin à 65° (thermovinification) ou d’enrichir un moût en retenant les matières organiques naturelles (osmose inverse) ne sont pas contraires à l’esprit et à la lettre de l’agriculture biologique et alors il n’y a aucune raison de les interdire en 2016. Soit ces pratiques détruisent les matières vivantes naturelles du vin et elles doivent, dès 2010, être prohibées.
La position politique de la Commission n’est donc pas tenable sur le fond et défavorise de fait les vignerons indépendants qui ont fait le choix de convertir leurs vignes en agriculture biologiques et s’imposent déjà des règles strictes et respectueuses du vivant à la vinification par l’usage de méthodes plus artisanales. En choisissant une frontière ténue entre « vin conventionnel » et « vin bio », la commission fait donc la part belle à l’industrie. La France ne peut défendre le projet initial de la Commission comme elle le laisse entendre. Actuellement réunie, le comité, ou sont représentés les Etats membres, doivent donc opter pour une définition plus rigoureuse et donc aussi plus vraie du vin biologique.
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